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52 avant notre ère en Gaule. Jules César a envahi la Gaule. Vercingétorix a du se réfugier à Alésia après sa défaite face aux romains. A bout de vivres, Vercingétorix et son armée se rendent.

Pourtant en bords de Loire, Dumnacus, chef de andécaves, ne s’avoue pas vaincu et assiège Duratuis, un chef allié avec les romains, dans la ville de Poitiers. Après 2 jours de combat valeureux, le héros Dumnacus est contraint de s’exiler à vie. S’il a su affronter Jules César, son armée décimée n’aura pu faire face aux soldats romains.

L’œil bleu et malicieux, la moustache frondeuse, son nom vient de Dumnos qui signifie noir, ténébreux et profond. Dumnacus, l’épée toujours à la ceinture et le bouclier le plus souvent au bras, a marqué l’histoire par sa ténacité et son engagement.

La période gauloise n’a laissé que quelques écrits. La première mention historique de l’Anjou apparait dans les Commentaires de la guerre des Gaules de Jules César. Il y évoque un combat livré sur les rives de la Loire entre l’un de ses lieutenants et un chef andécave du nom de Dumnacus. Si les écrits ne le précisent pas, il est possible que la dernière bataille de Dumnacus se soit déroulée aux Ponts-de-Cé. La Légende raconte qu’il aurait surpris les soldats de César en train de graver son nom sur le pont, ce qui les aurait interrompus et empêcher de l’écrire en entier.

C’est grâce à ces écrits de Jules César que Dumnacus se fait connaitre dans l’histoire.

Au XIXe siècle un goût pour l’époque romaine se développe. C’est au cours de ces années que les angevins redécouvrent leur héros à travers des historiens qui écrivent des essais sur le personnage Dumnacus et le rendent aussi glorieux que mystérieux.

Les représentations de Dumnacus

David d’Angers, sculpteur du XIXe siècle, célèbre notamment pour le fronton du Panthéon de Paris, demande à l’un de ses élèves, Louis Noël, de sculpter la silhouette de Dumnacus pour la présenter dans une niche du piédestal de celle du Roi René toujours présente face au Château d’Angers.

En hommage au héros rebelle, premier défenseur des libertés de l’Anjou, une statue est érigée aux Ponts-de-Cé dès 1887, sur le pont qui porte désormais son nom. On y retrouve l’inscription suivante :

Je ne voudrais pas me reposer avant d’avoir vu la statue de Dumnacus se dresser sur les bords de Loire, comme pour défier l’ombre des anciens Romains qui dorment au camp de César

David d’Angers

Détruite lors de la première guerre mondiale, elle a très vite était rebâtie à la demande des habitants des Ponts-de-Cé, preuve de leur attachement à leur héros gaulois.

Elle trône depuis glorieusement au-dessus de la Loire, symbole de la résistance et de l’engagement de Dumnacus à son époque.